20 octobre 2006
Derniers jours à Paname
Me reste 5 jours pour profiter de Paris. 5 jours, c’est peu.
Alors je cours, à droite, je cours à gauche. Je quadrille la ville à pieds,
c’est agréable. Je flâne aussi…
Du côté du quai Valmy, je regarde l’automne recouvrir le
Canal St Marin, je fais du shopping derrière République puis bois un thé dans
le Marais. Je parcours les collections océaniennes du Quai Branly, m’assoie sur
un banc des invalides pour téléphoner. Je me délecte d’une glace à Odeon, j’ai
le vertige à Montparnasse… les journées passent.
Et puis, les cartons commencent à envahir mon appartement.
Je ne me sens plus vraiment chez moi. C’est une période étrange que je vis là.
Etrange mais agréable finalement.
06 octobre 2006
Grozny sur Seine
Ce week-end, on fait nuit blanche. Ce n’est pas moi qui le dis. Moi, j'ai fait nuit blanche la nuit dernière alors bon, ben, pour samedi soir j'avoue que j'hésite encore. Et puis, comme souvent en de pareils cas, devant la multitude d'événements organisés pour l'occas, je me trouve désemparée, incapable de faire un choix et termine la soirée comme je l'ai commencée, soit en yogging (moi aussi j'ai regardé la télé cette semaine!) sur mon clic-clac entre un verre de vin de lait chaud et un morceau de camembert de cake au citron concocté pour l'occasion, un bon livre sur les genoux et Nina Simone en fond sonore, soit au resto avec des amis, la flemme nous prend généralement une fois la dernière cuillère de tarte tatin avalée et on fini la soirée à papoter doucement. Par ailleurs, je dois avouer que j'aime tout autant ces deux types de soirée...
Bref, cette année encore, la nuit de samedi à dimanche sera blanche pour Paris, et on pourra, au choix, aller voir les somnambules d'Alain Séchas dans le Parc de Berçy, écouter Olivier Mellano à St-Eustache ou encore aller voir la projection de Navins of bollywood au gymnase du boulevard Massena.
Personnellement, moi, samedi soir, je serai à Grozny sur Seine ! Cet événement, organisé par Etudes Sans Frontières est dédié à la jeunesse tchétchène (peuple trop souvent oublié de nos médias à mon avis). Au menu de cette soirée exceptionnelle : expo de photos (Stanley Greene et Françoise Spiekermeier), dédicace du livre "Danser sur les ruines" par son auteur Milena Terloeva, improvisations musicales et dégustation de tapas tchétchènes... Pour assister à cette soirée, il faut se rendre à l'Espace W (44 rue Lepic dans le 18eme - métro Blanche) à partir de 19h. Ca se termine à minuit et y'a même un after de prévu pour le lendemain avec débats & co.
Bonne nuit.
PS. : je viens de m’apercevoir que le journal 20minutes (lu en mangeant un misérable sandwich poulet/salade en 20mn même pas ...trop dur) a éditer un article sur cet événement, enfin plutôt sur Milena Terloeva, aujourd’hui. C’est plutôt une bonne nouvelle que ce genre d’info ait une place dans ce type de journal...enfin, je trouve.
22 septembre 2006
En allant aux Tourelles...
J'étais assise tranquillement dans le 61. Les images
quotidiennes de la rue défilaient devant mes yeux, des images qu'il m'arrive de
ne plus regarder.
Nous grimpions la Roquette péniblement entre les arrêts d'un camion poubelle capricieux
et quelques passants honnêtes.
Un couple assis devant se bécotait, l'air de rien. A un moment, mon regard a croisé celui de la fille. J’ai
regardé mes pieds. Puis mon sac à dos avec mes affaires de piscine dedans. J’ai pensé "mais
ma pauvre fille, qu'est ce qui te prend d'aller à la piscine? ". Ca m’a
fait sourire. C’est toujours étrange quelqu’un qui sourit comme ça dans un bus
ou un métro...
Le bus avançait doucement. Et moi je m'ennuyais tout en
essayant d'éviter de zieuter en direction du couple qui lui ne s'ennuyait pas. Mais
c'est un peu comme les accidents de la route : nos yeux sont attirés vers cet
amas de vies brisées alors qu'on ne supporte paradoxalement pas ça, la vue du
sang.
Au Père-Lachaise, le bus a tourné à gauche en direction de Gambetta. C'est alors qu'est apparue l'Afrique.
Oui, l’Afrique. Pure, dure, nue, sans
fard, belle et déroutante. Touchante toujours.
Des clichés de l'Afrique en fait, une exposition sauvage peut-être...
A l'arrêt suivant, qui n'était pas celui des Tourelles, je suis descendue voir
l'Afrique.
30 minutes plus tard, j'arrivais en nage à la piscine Georges Vallerey !
Nouvelles africaines : une soixantaine de photos à voir dans XXeme arrondissement à Paris jusqu'au 8
octobre.
A voir, vraiment !
Photo : Germain KIEMTORE (Burkina Faso)
18 septembre 2006
Hors du temps
Hier, j'ai fait un voyage plein de magie et de féerie au pays du merveilleux. Oh, je ne suis pas allée bien loin pour ça, juste un peu plus au sud, du côté des anciens chais parisiens, dans les somptueux Pavillons de Bercy exceptionnellement ouverts au public à l'occasion des journées du patrimoine.
J'avais lu l'info sur plusieurs blogs la semaine dernière et l'idée de faire la queue devant l'Elysée ou Matignon ne m'enchantait guère à vrai dire. Je me suis donc rabattue avec G. du côté de ce coin du XIIeme que je fuis d'ordinaire (je trouve le Cours St Emilion surfait et beaucoup trop peuplé à mon goût).
Les 3 pavillons (Musée des arts forains, Salons vénitiens, Théâtre du merveilleux) étaient donc visitables et aussi enchanteurs que leurs dénominations, un véritable refuge intemporel : les manéges tournaient au son d’une vielle musique foraine un peu masquée par les clameurs des joueurs de la course des garçons de café. Au loin une licorne, un jeu de palets en bois et un piano à queue non loin duquel un magicien éblouissait petits et grands avec une simple corde tandis que l’odeur de barbe à papa envahissait peu à peu l'espace... Mon dieu, que cette après-midi flairait bon l'enfance !
Après, nous avons un peu marché pour nous remettre de nos émotions et sortir doucement de cette parenthèse enchantée. Au café du coin, nous avons pris un lait-grenadine et un diabolo menthe ...
12 septembre 2006
Lé-gè-re
Il faisait chaud le week-end dernier et Paris avait remis sa robe d'été, ses lunettes de soleil et ses sandales. Bien décidée à profiter de ce rab d'été, j'ai passé la journée -enfin la 1/2 journée- à me promener au gré de mes envies dans les rues de la capitale. L'objectif étant de me faire plaisir... Au programme donc de cette belle et douce journée de septembre, expos et shopping. Mais pas que ça.
En fin d'après-midi, je me suis retrouvée rue Vielle du Temple dans le IVe. Hum, ma gourmandise et moi, c'est terrible, on part toujours en balade ensemble !
J'ai donc fait une halte incontournable devant le fabuleux glacier italien Amorino. Les cornets sont jolis, ils ressemblent à des fleurs...
Mes pétales avaient l‘onctuosité du nutella, le goût épicé des spéculos et la douce amertume des amorettos...un véritable régal que j'ai dégusté en flânant rue du trésor notamment avant de rejoindre la surprenant boutique Litchi, rue des Ecouffes, pour m'acheter un nième porte bonheur exotique.
Et parce que c'est tout à fait dans mon état d'esprit du moment, léger, léger ...
Les photos ci-contre viennent du fabuleux site minimian. A visiter de toute urgence si comme moi vous avez toujours rêvé de skier sur de la chantilly !
04 juillet 2006
C'est l'histoire d'un bus un matin d'été

Je circule en bus. J'ai bien essayé les rollers le truc c'est que pour m'arrêter, il me fallait soit un poteau, soit un mur, soit une tierce personne à qui m'agripper et toujours beaucoup d'espace. Dans Paris, c'était pas évident d'avoir tout ça entre 8h et 21h et j'ai du très rapidement abandonner l'idée de me déplacer ainsi. J'aurais bien essayé le vélo mais maladroite comme je suis, j'aurais certainement terminé ma course aux urgences de la Salpetrière avant même d'arriver au travail le premier jour. La trottinette, hum je vois pas bien l'intérêt si ce n'est me muscler la jambe droite uniquement mais ça n'aurait pas été très beau, déjà que... Quant au scooter, mon essai raté sur l'île de Santorin, pas très loin de la falaise, m'a définitivement découragé... Me restait donc, comme la grande majorité des parisiens, le métro, le bus ou la marche à pieds. Suis pas fan du métro (mais qui l'est?) et comme j'ai la possibilité de ne pas le prendre, je ne le prends que très rarement pour faire de longues distances, quand je suis pressée il est tard. J'ai l'énorme privilège d'habiter à prés de 3km de mon travail ce qui me permet d'y aller à pieds les jours de grande motivation, genre le lundi matin quand j'attaque la semaine pleine de bonnes résolutions -malheureusement, ça ne dure jamais plus d'une demi-journée-. Bref, généralement, je choppe le bus, à la volée le plus souvent. C'est direct et pis le bus c'est agréable, on voit du paysage et les gens qu'on y côtoie sont quand même ach'ment moins stressés que dans le métro. Sauf ce matin.
J'arrivais tranquillou-bilou à l'arrêt de bus quand je vois l'engin de la RATP se pointer. Déjà, l'a fallu que je coure un brin ce qui avec ma longue jupe ne fut pas chose aisée. Dans le bus, la seule place dispo, c'était les genoux du chauffeur, j'ai préféré me caler sur la dernière marche juste à côté. Le chauffeur, parlons-en !
Soit il avait mis une bonne rasade de Calva dans son café du matin, soit il ne savait pas conduire. Dés que nous avons quitté l'arrêt, j'ai été projetée en arrière contre la porte -aïe mon dos- pis contre mon voisin qui lui n'avait apparemment pas pris de douche à son réveil. Il est ensuite à son tour venu m'écraser le pied droit que j'avais -quelle bonne idée- chaussé le matin même dans une jolie paire de sandalettes. Bref, un cauchemar que ce trajet de 15 minutes en bus. Et je ne parle même pas de la chaleur qu'il y faisait déjà... c'est pas humain cette vie là !
26 juin 2006
Paris je t'aime

Hier, il faisait un temps de m**** sur Paris, ça n'a échappé à personne. Quand j'ai ouvert l'oeil sur les coups de 9h, j'ai eu aussitôt envie de le refermer. Même pas eu besoin de regarder par la fenêtre, le cliquetis provoqué par les gouttes de pluie quand elles rentrent en contact avec la taule de la cour, suffit à me donner une idée de la météo. Oublié le café à la terrasse d'en bas, le pique-nique aux Buttes-Chaumont, oublié le tour en roller au bois de Vincennes, oublié l'été... pfff. Mon moral frôlé donc le niveau de la mer quand la journaliste de France Inter rappela aux auditeurs que la fête du cinéma commençait aujourd'hui. Bingo.
"Raconter en cinq minutes l'histoire d'une rencontre amoureuse dans un quartier de Paris" (en même temps, c'est marrant parce que Paris est sans doute la ville de France où il est le plus difficile de rencontrer l'âme soeur, enfin, c'est mon avis, hein?!). Voilà le challenge relevé par 18 réalisateurs venus du monde entier réunis autour d'un seul et même leitmotiv : "Paris, je t'aime". Comme moi aussi j'aime Paris, suis allée voir ce que ça donnait.
Il y a du bon et du moins bon (quelle perspicacité!), seulement, chacun des réalisateurs a essayé de s'approprier le quartier dans lequel il situe son histoire. Aucun ne tombe pourtant dans la facilité du cliché. Si parfois ça semble prendre le chemin de la carte postale, c'est pour exagérer ce trait et basculer dans l'imaginaire : le fabuleux réalisateur des Triplettes de Belville, Sylvain Chomet, nous régale ainsi d'un tour de mimes, "Tour Eiffel", avec entre autre Yolande Moreau.
Ce qui est étourdissant aussi, c'est de voir se succéder à l'écran, Fanny Ardant, Nick Nolte, Juliette Binoche, Li Xin, Marianne Faithfull, Bruno Podalydès... dans un Paris qu'on reconnaît forcément à un moment ou à un autre.
Parmi ces 18 morceaux d'amour parisiens, j'ai retenu (en plus de celle des mimes) l'histoire filmée par Tom Tykwer (le réalisateur de Cours Lola, cours), "Faubourg Saint Denis" avec Nathalie Portman, et le bouleversant "Place des fêtes" d'Olivier Schmitz.
A voir, par curiosité, si vous aimez Paris mais pas seulement...
12 juin 2006
Amélie, Arletty, Martin, Georges et moi

Il faisait un temps absolument splendide hier sur Paris.
Un ciel infiniment bleu, comme on en voit parfois sur la côte septentrionale de Naxos les matins de janvier, s'étendait langoureusement sur les toits de la capitale. A ma grande joie, le soleil brillait à pleine dents et on aurait pu, en se concentrant beaucoup, sentir des effluves d’iode dans l’air.
Hier Paris aurait pu ne pas ressembler à Paris. Oui mais...
... bien décidée à profiter de cette journée estivale et chaleureuse (ben quoi ? pour moi, chaleur rythme avec convivialité !), je décidais d'arpenter le Canal Saint-Martin. Et bien, mes zamis, si vous n'avez jamais mis les pieds dans ce coin là de Paname - comme c'était mon cas jusqu'à hier-, il faut absolument remédier à cela et profiter des beaux jours (allez, je mets un "s" à jour !) pour y faire un tour. Pis j'ai ainsi pu localiser, enfin, le fameux Antoine&Lili du quartier, le mythique Hôtel du nord et l'écluse d'où Amélie fait de jolis ricochets entre deux crèmes brûlées.
A Jaurès, j’ai pris le métro pour Pigalle, grignoté une assiette de melon/jambon du pays prés de la place St Georges et poursuivi à pieds jusqu’à la rue des rosiers.
Hum, tout ça fait certainement un peu cliché...
Pour me défendre - tant est qu'il soit nécessaire de le faire - je dis que OUI, je ne suis rien d'autre qu'une touriste les_jours_de_beaux_temps, une marseillaise égarée dans un Paris qu'elle adore les_jours_de_beaux_temps. Hein? quoi ? y'a redondance ?
