10 septembre 2007
Agressions climatiques !

J'ai tout essayé : le stick Dermophil Indien au beurre de karité, la crème AVIBON à la vitamine A, le baume au miel de chez Nuxe... rien n'a su apaiser les gerçures que le mistral a fait naître sur mes lèvres.
J'ai même fait une cure d'abricots et de beurre salé -moi qui ne jure que par l'huile d'olive- !
Le pire, c'est que je pars en haute montagne dans 3 semaines et je vais souffrir le martyre si je ne trouve pas de solution à mon problème.
Alors, si quelqu'un passe par là et a LE remède contre les gerçures, qu'il laisse un p'tit mot.
Moi, je désespère...
05 septembre 2007
aïta pea pea
Y penser parfois et puis oublier, passer à autre chose.
Etre nostalgique ne fait pas avancer, j'en fais un leitmotiv mais en réalité il n'y a pas plus nostalgique que moi !
Alors je résiste, j'évite d'y penser, je refoule mes souvenirs, j'évite les photos et les nouvelles.
Mais parfois la vague des souvenirs est trop forte - à moins que ce ne soit moi qui soit trop faible alors- et je me laisse submerger par mes pensées aux couleurs exotiques et aux odeurs sucrées.
J'entends leurs rires, le bruit profond de la mer, le chant des coqs au fond de la vallée au petit matin, j'ai le goût du uru cuit dans la bouche, celui de la papaye verte et du bonbon chinois... et puis...
Et puis je ferme les yeux. J'ai la sensation d'y être à l'autre bout du bout du monde mais je n'y suis pas. Et la réalité me saute aux yeux lorsque je les réouvrent.
J'essaie de comprendre pourquoi cette nostalgie alors que ma vie aujourd'hui est belle et que je suis heureuse et que je fais ce qu'il me plaît et que je suis avec l'homme que j'aime. Je ne comprends pas. D'autant que ma vie d'hier n'était pas si belle que ça, peut-être simplement était-elle plus légère. Peut-être qu'entre temps je suis devenue adulte et qu'en devenant adulte, j'ai perdu mon insouciance. Il faut que ça change.
23 février 2007
Se battre ou pas
Je ne suis pas une battante. Je ne l’ai jamais été.
Chaque projet m’a toujours semblé une montagne impossible à gravir.Trop Souvent d’ailleurs j’ai abandonné l’idée avant même de me lancer " dans l’aventure ", j’ai baissé les bras.
Je ne suis pas fière de ça. Je sais que c’est un gros défaut, que dans la vie il faut y croire bon sang, que celui qui ne tente rien, n’a rien. Oui, c’est évident.
Mais alors quoi ?
J’entends les autres dirent "quand je fais un truc, je le fais à fond " ou encore " quand je veux quelque chose, je fais tout pour l’avoir ". Moi, pas.
Pourtant, avec le recul, je me dis que je ne suis pas si frileuse que ça, que, m****, j’ai été au bout du monde dans des lieux improbables, que j’ai jamais hésité jusque là à changer de vie et tout quitter pour être davantage heureuse...
Tout cela s’est fait sans réelle préméditation, il fallait que ça arrive et c’est arrivé. D’une certaine manière, je crois que je n’avais pas le choix.
Je vais avoir 30 ans. C’est un peu l’heure d’un premier bilan. Et le constat que je fais, sur ma capacité à finalement gravir des sommets, me donne du courage. Amen.
Alors du coup, je me suis lancée 2 gros défis pour 2007 :
1. réussir ce p***** de concours qui m’aidera à être enfin un peu plus stable d’un point de vue professionnel
2. faire ce superbe trek au Népal avec l’Homme et voir l’Annapurna, enfin
Bon, pour le 1Er de ces deux projets, j’ai la tête dedans mais pas complètement. Me reste encore un peu de temps pour travailler. Comme je rêve de faire un jour des guirlandes en papier cresson avec mes enfants, et que je veux absolument, avant de faire des guirlandes, être sûre de ma situation professionnelle, je vais m’y mettre à fond ! Croix de bois, croix de fer, si je mens…
Pour le 2nd projet, l’entraînement physique et psychique a commencé insidieusement. La recherche de guide aussi. Je suis motivée comme jamais je ne l’ai été. Au programme pendant 6 mois : natation, course à pied, marche et vélo.
J’y crois et c’est la première fois.
13 février 2007
Au loin, là-bas, l'horizon
Voilà ça y est. Nous avons définitivement terminé notre déménagement vers le sud-est.
Terminé l’épisode des cartons à trouver, à faire, à trimballer, à défaire puis à jeter . Terminés les allers-retours et le camping chez les parents " en attendant ". Terminés les week-ends passés à chercher un appart puis à le repeindre pour enfin le ranger. Terminé.
J’ai passé une bonne partie de mon dimanche à regarder les barques dansées sur la mer, leur ballet m’apaise, repose mes yeux et mon esprit. Parfois au loin, on voit de gros cargos qui s’éloignent des côtes en direction de La Goulette, de Nador ou de Carthagène. Je plisse les yeux pour les regarder jusqu’à les voir disparaître derrière la ligne d’horizon. J’imagine les contrées qu’ils rallient, je rêve au continent nord-africain…me suffit de fermer les yeux pour sentir l’odeur forte des souks, celle de l’ambre, du musc et des épices.
Paris est loin désormais. Je suis rentrée au bercail.
Le soleil d’ici me rappelle parfois celui de là-bas…la capitale, quant à elle, se reflète dans les housses de coussin colorées achetées un samedi après-midi rue Faidherbe et dans les chansons de Polo que j’écoute encore quelquefois. Mes amis parisiens s’amusent à écouter ma vie d’ici, j’exagère volontiers, je force le trait, leur raconte comment j’ai déjà récolté 2 prunes pour cause de "stationnement gênant", ils me rétorquent qu’avec le métro on n’a pas se genre de soucis AU MOINS… on rit de bon cœur.
Je joue avec mes souvenirs sans aucune nostalgie. La mer continue de bercer les bateaux.
Tout va bien.
08 janvier 2007
Anniversaire
C’est drôle, je n’arrive pas à en parler. Quand j’y pense, j’ai une boule qui se love dans mon œsophage, un brouillard épais qui vient remplir l’espace de ma mémoire. Je me retrouve alors face à un précipice qu’aucun mot ne peut traduire. Pour l’instant.
Le malaise aura duré 10 ans. 10 ans de vie maladroite, de survie devrais-je dire.
10 ans à chercher une bouée, à lever le bras en vain, à boire la tasse, à espérer un peu… puis un peu moins.
10 ans à me dire qu’il n’y aurait pas de prochaine fois, que j’allais être forte, enfin.
10 ans à croire que je pourrais y arriver, qu’il suffisait de volonté.
10 ans à cacher mon talon Achille, à être dans la norme.
10 ans à déambuler dans les rayons des supermarchés, à lire les étiquettes, à comparer.
10 ans à regarder les autres filles pour me rassurer.
10 ans à ne penser qu’à ça.
10 ans à regretter aussi.
L’année dernière j’ai gagné un combat. Un combat que je menais contre moi-même depuis 10 ans, donc.
Voilà, ça fait un an.
Un an que je suis heureuse, que je ris et que j’aime. Un an que je réapprends la beauté de la vie.
03 janvier 2007
Résolutions ? je préfère dire "projets"...
Alors donc une nouvelle année commence. Ainsi le champs des possible est ouvert, c'est déjà ça. Le destin fera le reste et on croise les doigts pour qu'il soit gentil avec nous, le destin.
Comme à chaque fois, on se dit que le 1er janvier c'est quand même une belle date pour se lancer des défis, changer un peu aussi. Je ne déroge pas à la règle même si je préfère parler de projets plutôt que de résolutions. Mes projets pour 2007 sont hétéroclites, bourrés de paradoxe mais qu'importe le principal finalement étant d'accéder au bonheur, simplement. Voici donc une liste non exhaustive de ces choses que je prévois pour 2007 :
- habiter quelque part dans ce tableau de Braque
- arrêter de m'en faire pour rien
- réussir la pâte feuilletée
- faire un trek au Népal avec l'Homme
- ne plus faire crever mes plantes vertes
- faire mine de résister à la tentation du Tariquet et du magret séché
- dire enfin à mes parents que je les aime
- me mettre au ski de randonnée
- ne plus trouver 1000 excuses pour ne pas faire ce dont je n'ai pas envie. Ne pas le faire, point.
- me mettre au ski de randonnée
- emménager avec l'Homme
- respirer l'odeur des garrigues plus souvent
- une belle fête pour nos 30 ans
- ne plus avoir peur du silence
- appeler mes amis du bout du monde
- saisir les petits bonheurs
- tenter de parler anglais une nouvelle fois
- ....
Pour vous qui passez par là, que cette année 2007 soit belle et douce et pacifique, remplie de petits bonheurs et de grandes joies.
08 décembre 2006
Un mois et demi
que je n'ai plus jamais le temps que de respirer
que je pars le matin de nuit pour rentrer au bercail, le soir, de nuit
que je ne fais plus rien que bosser et dormir, dormir et bosser
que je n'ai même pas la force de râler, non, même pas
Plus le temps non plus d'écrire ici, ni ici ni nulle part d'ailleurs, ni de lire ces blogs dont les posts ponctuaient mes journées au bureau jadis. Jadis c'était hier, enfin presque. Aujourd'hui c'est mieux, oui, bien mieux.
En un mois et demi, j'ai changé de région, de couleur de ciel, de taf et de lit.
Je commence seulement à comprendre...
13 octobre 2006
Je suis venue te dire que je m'en vais
Dernier jour de travail, dernières heures même. C’est difficile les « au-revoirs ». Difficile malgré tout. Malgré ces mois à rouspéter, à rêver d’autre chose, d’un ciel bleu et lumineux, d’un chéri pas loin, d’un travail motivant... Malgré ces mois passés à se dire qu'on serait mieux ailleurs. Ailleurs c'est aujourd'hui. J'ai vidé mes tiroirs, l'armoire du bureau, graver les derniers fichiers informatiques, taper mon mail d'adieux. J’ai décroché le calendrier offert ma mon amie chinoise, le poster de l’expo de peinture sur le mur d’en face, la photo de Marseille... Je n'aime pas ça dire au revoir même si. Même si la suite s'annonce 1000 fois mieux, plus coloré, plus souriante, plus, plus ! Je manque d'inspiration (déjà que...). Je suis en plein dedans, en plein dedans l'adieu. C'est douloureux quoiqu'on en dise. Trouver une phrase pour chacun, sourire, dire qu'on a été heureux quand même. Mon bureau est vide et mon écran d'ordinateur triste. Parce que c'est triste de partir et que je trouve que je pars souvent...
26 septembre 2006
Chéri, j'ai trouvé un jean !
Ca a l'air tout bête comme ça mais l'achat d'un jean, pour moi, relève de l'Evénement. Oui, de l'é-vé-ne-ment. J'en ai eu, dans ma vie, en tout et pour tout 3. 3 en 29 ans, ça fait peu. Je pourrais dire 3 en 17 ans, compte tenu que jusqu’à l’âge de 12 ans, je ne mis pratiquement que des jupes, des robes, des collants en laine colorés, des bermudas et des joggings. Merci maman. Faut dire qu’à l’époque, je m’en moquais un peu de tout ça... ce qui m’intéressait dans la vie c’était m’amuser, bouquiner et rire et manger des bonbons. Mon premier jean remonte donc à mes 12-13 ans, ce devait être un jean Naf-Naf, la marque fétiche de mon adolescence. Je l’ai gardé longtemps, y’avait des fleurs brodées sur les poches, je trouvais ça très mode. Mon amour du jean s’est arrêté là. J’ai bien essayé d’en acheter d’autres par la suite, un Levis bleu et un Lee noir, c’est tout. Je ne me suis jamais plus sentie à l’aise dans un jean, souvent à l’étroit faut bien l’avouer. Pour moi, le jean est un vrai mystère et sa quête comporte un grand nombre d’obstacles. Appelez-moi Indiana Jones...
- Problème n°1 du jean : la taille du jean.
Je n’ai jamais su quelle taille essayer et donc acheter. Je me retrouve à chaque fois en cabine avec 5 pantalons minimum et aucun à acheter : trop long, trop étroit, trop court, trop large. Je sors à chaque fois de là désespérée et déprimée. Et quand par bonheur je trouve un jean qui me va, la couleur ne me plait pas. En désespoir de cause, j’achète quand même. C’est le cas du Lee noir délavé – que je n’ai donc jamais porté parce qu’à l’époque, ça faisait 30 ans que c’était déjà plus à la mode -. Je pourrais bien sûr trouver un jean « à ma taille mais trop long » et le faire raccourcir mais je trouve qu’un ourlet sur un jean, c’est pas top quand même. Je pourrais aussi demander au vendeur, l’est là pour ça, c’est vrai ... mais non.
- Problème n°2 du jean : les magasins de jean et les vendeurs donc.
En fait, y’a pas que les vendeurs, y’a aussi la musique. Suis pas à l’aise. Je rentre dans un magasin Levis et on dirait un éléphant dans un magasin de porcelaine : l’impression que tout le monde me regarde, un point noir sur la figure ferait moins d’effet, suis pas à ma place voilà tout. Faudrait peut-être aussi que je m’habille en conséquence quand je décide de me pointer dans un magasin de ce type. Un peu comme lorsqu’on décide d’aller chez le coiffeur : mieux vaut être maquillée et plutôt bien fringuée (z’avez pas remarqué, vous, que le coiffeur coupe souvent en fonction de l’allure de la cliente ?). Bref, l’ambiance du magasin de jean me presse vers la sortie. C’est pas ma faute à moi. Depuis j’ai compris qu’on trouvait des jeans ailleurs, dans des magasins comme H&M et Gap (mes préférés).
- Problème n°3 du jean : le prix du jean.
Non mais sans blague, vous avez vu le prix des jeans ? Faut compter 90 euros en général. Or avec 90 euros, j’ai l’impression –fausse- que je pourrais m’acheter tout plein d’autres trucs bien plus intéressants qu’un simple pantalon ! Et puis, ça me gonfle d’investir (à 90 euros on peut parler d’investissement, non ?) dans une fringue que je ne peux porter que le week-end (parce qu'en plus, pas question de mettre un jean pour aller bosser). Je sais que mon raisonnement ne tient pas la route parce qu’il y a tout de même une bonne cinquantaine de week-end dans l’année, soit 100 jours environ, auxquels faut rajouter pour être honnête les jours de RTT et les jours de congés payés, environ...pfff...j’arrête de compter. Bon, en même temps, je ne vais pas mettre que ça non plus hein. Bon.
- Problème n°4 du jean : la mode du jean.
Enfin, surtout la mode actuelle. Entre nous, la coupe « slim » ne me va pas du tout, mais alors du tout. L’année dernière, je me souviens avoir pensé que cette mode ne durerait pas. Tu parles, Charles... Personnellement, je m’en moque d’avoir un jean à la mode. Bon évidemment, je n’ai pas non plus envie d’avoir un jean à paillette ou bleu délavé hein. Le problème c’est que je ne vois plus que ça dans les magasins, des jeans « slim »...
Tout ça pour dire que j’ai sacrément du mal à trouver un jean. Périodiquement je me lance de nouveau dans cette quête infernale. Et périodiquement, ma course s’avère vaine. Ce qui m’énerve le plus, c’est d’entendre des filles dire « ah, mon jean, c’est ma seconde peau, je ne le quitte pâââs ». Ces filles sont en général drôlement bien foutues... Grrrr, en fait, je suis jalouse, hein, c’est tout !
Enfin, je commençais à tirer définitivement un trait sur LE jean quand je découvris le rayon jean de GAP. LONGetLEAN. Merci Gap ! Ce n’est pas donné, 62 euros, mais j’ai trouvé alléluia un jean qui me va, dans une couleur qui me plait et dans lequel je suis super à l’aise. Le truc aussi, c’est que je me suis enfin décidée à essayer un jean à ma taille, et pas une taille en dessous de ma taille !! Ca aide...
- en même temps, ce qui me rassure c'est que je ne suis pas la seule à avoir ce foutu problème -
08 septembre 2006
Des ailes t'avaient poussé au creux des reins*
Un coup de fil peut vous changer la vie, c'est fou quand même !
Alors qu'il y a quelques jours de ça, je vivais dans le stress -et l'oeil en permanence rivé sur mon téléphone-, aujourd'hui je suis sur un petit nuage, doux comme une couverture en laine polaire et moelleux comme une brioche de tante Jeanne. De mon petit nuage, je regarde passer les orages au loin et je souris. Car oui, voilà, depuis mardi je souris. Je souris bêtement aux passants dont je croise le regard dans la rue par hasard, à mes collègues qui n'en croient toujours pas leurs zoreilles et leurs zyeux..zavaient qu'à faire gaffe, m****, à mon directeur qui lui ne sourit pas mais alors pas du tout, à la boulangère qui n'a répondu à aucun de mes "bonsoir" en 2 ans, à mon voisin du 1er mais si, le beauf a moustache qui gueule quand j'allume la lumière de ma cuisine après 22h...
Je suis de bonne humeur, rien de peut altérer cette béatitude dans laquelle je me pâme depuis 3 jours et c'est pas peu dire.
Donc dans 1 mois je ne serais plus là.
Bye bye, ciao, nana ...
Tout se mélange dans ma tête. Je n'ai plus les idées claires, ça se bouscule, mais ça c'est peut-être aussi la faute aux mojitos et autres caipirinhas ingurgités depuis le fameux coups de fil libérateur...
Ce que je perds, ce que je gagne ? je gagne beaucoup et je perds un peu forcément.
*Extrait de "La vie te va bien" - Kent :
La ville entière t'ouvre les bras
Le monde entier te tend la main
Tu te sens partout chez toi
Tu reviens
