12 octobre 2006
Mon royaume pour une tatin
En dessert, au restaurant c'est une part de tarte tatin ...ou rien !
Un restaurant de cuisine française traditionnelle se doit d'avoir de la tarte tatin sur sa carte des desserts ! Le contraire m’indigne.
J'aime la tarte tatin donc.
Je l'aime tiède accompagnée d’une boule de glace à la vanille pour le contraste des climats.
J'aime le fondant de ces gros quartiers de pommes bruns délicieusement caramélisés.
Je l’aime tellement la tarte tatin que je n’ai jamais osé en faire...
03 août 2006
Epiceries de goûts
Je sais pas vraiment pourquoi mais je pourrais passer des heures dans les épiceries. Enfin si, je sais, parce que je suis gourmande. Je me souviens la première fois que je suis allée faire des courses à Carrefour pour moi, je veux dire pour mon premier « chez moi », j’étais ravie. J’ai du passer 1 heure dans le supermarché dont 10 minutes devant les cornichons à hésiter entre les molossols et les autres et finalement acheter les 2 et 15 devant le rayon des chocolats pour savoir quel était le chocolat pâtissier le plus riche en cacao ...
Aujourd’hui, ma virée au supermarché qui est d’ailleurs devenue une supérette-Paris oblige, ne fait plus vraiment partie de mes sorties préférées. Non, mais j’ai trouvé autre chose.
J’ai découvert les épiceries aux allures de caverne d’Ali Baba, ressemblant comme 2 gouttes d’eau à celles fréquentées à Naxos. A Paris, MON épicerie des quatre coins du monde s’appelle IZRAEL. Je suis tombée dessus comme ça, par hasard, alors que je traînais mon corps dans la rue François Miron à la recherche de Petit Pan. Y’avait la queue sur le trottoir et toutes ces épices à l’entrée qui flairait bon l’orient. Voilà, il a fallu que je passe devant une seule fois pour savoir que ce ne serait pas la dernière. Je suis littéralement tombée en amour pour ce petit bout du Marais.
J’aime les endroits où il faut un peu fouiller, les endroits qui ont une âme et c’est pas si courant pour une épicerie.
Izraël recèle 1000 et un trésors : on y trouve du pisco et de l’ouzo, du café turc pour la cezve, de la confiture de lait d’Argentine, du véritable soudjouk, du boulgour fin... Si j’y vais souvent, c’est aussi parce c’est un endroit qui me rassure.
Mais ce n’est pas tout. Il y a un tout autre style d’épicerie que je fréquente régulièrement. On va dire qu’il s’agit des épiceries de luxe. Mais bon, en écrivant cela, je me dis que les véritables épiceries de luxe sont plutôt Fauchon ou Hediard. Moi, je veux juste parler de la Grande Epicerie de Paris et de Lafayette Gourmet. Je pourrais y rester des
heures entre les moutardes en tubes et les eaux aromatisées au camphre, les chocolats du bout du monde et les chutneys... En réalité j’achète peu. J’y fais quelques cadeaux à Noël et me ravitaille en petites tablettes de chocolat pour le café. Je crois que ça s’arrête là. De temps en temps j’achète un produit qui me fait marrer mais que je n’utilise bien évidemment jamais et qui, faut bien l’avouer, coûte un œil (un œil de lézard vert mais un œil quand même).
Pour la petite histoire, il faut aussi que je dise ici que je suis davantage attachée à la Grande Epicerie. Parce que j'ai rencontré ce lieu avant de connaître Paris, via un interview de Marguerite Duras dans lequel elle expliquait que c'est là qu'elle faisait ses courses, enfin, plutôt là qu'elle envoyait Yann Andrea faire ses courses. J’aimais Marguerite Duras, il fallait donc je vois son épicerie.... quelle surprise !
Enfin, je pourrais aussi parler de Goumanyat, des Frères Tang et de tous ces endroits où j’aime fouiner et être surprise... Je suis certaine qu’il en existe 1000 autres à Paris et ailleurs ; il me tarde de les rencontrer, comme ça, au détour d’un sentier.
22 juin 2006
Cueillette de violette dans le XIIIeme
J'ai déjà mentionné dans un post récent mon amour pour la violette. Outre l'odeur qu'elle dégage et la fragilité qu'elle m'inspire, il y a le goût qu'elle donne aux mets éponymes. Et là, je suis fan. J'aime Toulouse depuis que je sais que c'est LA ville de la violette et rêve de ses bonbons cristallins à chaque perspective de séjour dans la ville rose... mais je vis à Paris.
Je sais bien qu'on trouve de tout à Paris. Oui, je sais mais voilà, ça c'est comme l'histoire des fruits de saison (j'ai vraiment un caractère de m****) : de la même manière que j'aime associer un fruit à une saison, j'aime associer des goûts à des régions, des villes. A Marseille, je me délecte de navettes à la fleur d'oranger, de panisses et de gibassier, à Nancy de bergamotes et de macarons aux amandes natures, à Lyon de brioches de St Genix... seulement hier, j'ai dérogé à ma règle. J'étais partie chez Truffaut dans l'idée de dénicher de jolis pots pour rempoter les 2 petits lierres offerts par ma môman très récemment. J'aime traîner dans ce magasin même si je n'ai malheureusement pas la main verte. Après avoir pris le temps de choisir les pots, je fais donc "un tour". J'hésite à m'acheter une énième plante verte pour mon bureau mais pour qu'elle crève c'est pas la peine (je n'en garde pas une ma pauvre dam', si c'est pas un signe ça), passe au rayon des cactus en grimaçant, feint d'ignorer les cifs (dans 28m², je vois pas l'intérêt). Je ne descends pas à l'animalerie (l'odeur me donne envie de vomir -B.B. si tu m'écoutes, c'est la vérité vraie j'y peux rien- ) et me dirige vers la partie bouquins, pains d'épices et autres bougies. Pfff, je me demande toujours ce que viennent faire ces produits dans un magasin comme Truffaut mais passons... Je flânais donc négligemment en me disant que ça ne me viendrait pas à l'esprit d'acheter du miel d'acacias ici quand mon regard tombe sur les bonbons à l'anis de l'Abbaye Flavigny. Et là, je n'ai pas pu résister : d'abord parce que les boîtes sont trop jolies (celle de la photo n'est pas représentative), que ça a un côté rétro qui me plaît bien et surtout que le parfum "violette" me titille les papilles rien qu'à lorgner l'emballage. Suis donc passée à la caisse avec mes 2 pots et ma boîte de bonbons à la violette oubliant, une nouvelles fois, tous mes p***** de principes. Et c'est tant mieux : je n'aime pas avoir de principe.
16 juin 2006
Comment ne pas craquer ?

Comment ne pas craquer quand
1.on est gourmande comme-c'est-pas-possible-de-le-dire, 2.on aime la violette si fort qu'on pourrait vendre père et mère pour un seul de ces délicieux bonbons Toulousains, 3.on aime les douces et jolies choses si bien qu'on évite la crème fraîche de Nuxe sous peine d'intoxication alimentaire
et qu'on se retrouve (oh, pas par hasard évidemment, hein) nez à nez avec ça ?
Je sais pas... J'ai pas encore craqué remarquez, pour l'instant mon tête à tête avec cette chose n'est que virtuelle. Tout a commencé hier soir quand j'ai allumé ma télé. Il y avait de délicieux macarons très colorés à l'écran. Je me suis posée là, mon yaourt à la vanille dans une main et la cuillère dans l'autre, en suspend, sans pouvoir bouger. J'exagère, j'avais tellement faim que j'ai dévoré le pot lacté, puis un deuxième. Derrière le tube cathodique, y’avait une adepte apparemment des macarons, elle en dégustait frénétiquement. A un moment, j’ai même eu l’impression de goûter le macaron à la pêche dans lequel elle croquait. Ca m’a fait penser à cette nouvelle de Marcel Aymé où un peintre s’aperçoit un jour que ses tableaux apaisent la faim de ceux qui les contemplent (« Le bonne peinture » je crois).
Alors voilà, ce matin, j’ai été sur le site de Ladurée pour voir un peu... et je suis tombée sur cette extraordinaire religieuse à la violette. Je pense faire un saut rue Bonaparte ce midi, comme ça, pour voir...
